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Missions de bénévoles : Exemples
 

Missions de bénévoles / Exemples

V. Lafont, M. Moisan, E. Schiller, G. Ravachol, D. Moret

Quatre bénévoles sont partis du 7 mars au 5 juin 2004 en Argentine, et ont apporté une aide principalement dans les trois écoles de Pacheco (banlieue très défavorisée de Buenos Aires) ainsi qu'à l'Institut Saint-Exupéry de Buenos Aires.

Denise Moret, professeur des écoles à la retraite, Véronique Lafont, graphiste, Gaël Ravachol, animateur et Michèle Moisan, infirmière, ont pu mettre en place différents ateliers : cours de français, éducation sexuelle, conseils d'hygiène, ateliers d'art plastique.


Ils ont pu effectuer aussi des petits travaux de réparation et nettoyage de locaux.

Ils n'ont pu loger à Pacheco même en raison de l'insécurité du quartier, mais à Buenos Aires, cela impliquant de longs trajets en bus pour rallier les écoles. Cela n'a pas entamé leur détermination ni leur enthousiasme, et leurs actions ont été très bénéfiques.

Extraits de leurs récits "...Nous avons trouvé une école qui venait tout juste d'être cambriolée, dans un triste état (vitres cassées, portes défoncées, tables et chaises délabrées, pas de téléphone, pas d'ordinateur, pas de rouleau de scotch [...] En avril j'ai mis en place des ateliers de dessin et de peinture avec les élèves de 6e, 5e et 4e, c'est-à-dire les plus petits, car ces derniers n'ont pas de classe d'expression plastique [...] Durant le dernier mois, j'ai participé avec Michèle et Gaël à la rénovation de la bibliothèque : nettoyage, déménagement des armoires, tables et chaises, peinture des murs..." (Véronique)

"Notre aide dans les écoles est très intéressante [...] notre présence est déjà quelque chose de très important pour les enfants de ce quartier défavorisé. Cela leur permet de se rendre compte qu'il existe d'autres endroits dans le monde et que des gens pensent à eux en différents points de la planète [...] L'ensemble des enfants a beaucoup apprécié les cours de français [...] je pense que notre apport a été bénéfique [...] Je signale que des dons ont été faits par l'école Saint-Exupéry de Buenos Aires pour les écoles d'El Talar de Pacheco [...] Et si on est arrivé à créer un lien entre des Argentins d'un quartier aisé avec des Argentins plus défavorisés, je peux dire que je suis plutôt fier de nous..." (Gaël)

Dans le cadre de leur D.E.S.S., trois jeunes filles de Toulouse sont allées passer deux mois dans l'été 2004 à Buenos Aires pour aider l'asile de Virgen Madre à Hurlingham.

D'autres bénévoles sont partis seuls profitant d'un long séjour de travail ou d'étude à Buenos Aires pour consacrer du temps à nos écoles ou institutions. Des groupes de vacanciers ont aussi rendu visite à nos correspondants en leur apportant des cadeaux et de l'aide : chaque visite, chaque moment donné est aussi important que les dons eux-mêmes.


T. de Bovis parmi les enfants d'El Talar de Pacheco

Notre ami Thierry de Bovis, rencontré lors du spectacle de Vol de Nuit à Aix-en-Provence en juillet 2005, s'est proposé spontanément pour nous aider lors de son séjour de quelques mois à Buenos Aires pendant l'automne. Il s'est beaucoup investi pour se rendre régulièrement dans les écoles que nous aidons, la plupart situées loin du centre ville.

Il a pu faire une analyse très détaillée de la situation de chaque établissement, un bilan précis des réalisations actuelles rendues possibles par nos envois de fonds etc... Les résultats de son intervention nous sont très précieux.


Son témoignage "Arrivé depuis le centre aisé de Buenos Aires, j'ai découvert l'école de El Talar de Pacheco un petit matin du mois de septembre. Ma première impression a été l'étonnement. La violence et la pauvreté ne sont pas, à première vue, éclatantes. Les enfants sont apparemment riants, en bonne santé et curieux. Les habitations délabrées font plus une impression d'indigence que de véritable pauvreté. Mais ce premier sentiment réjoui laisse rapidement place à une réalité plus préoccupante. Il faut se plonger dans le quartier, glaner des informations pour se rendre compte de la misère matérielle, sociale et affective des enfants. Toutefois la décence et la dignité de chacun imposent une certaine distance de l'étranger vis-à-vis de leurs conditions.

L'énergie déployée par les professeurs et par les animateurs de l'association Vol de Nuit/Vuelo Nocturno donne un grand espoir. Comprendre que l'aide de chacun, si infime soit-elle dans l'océan de leurs besoins, puisse briser le cycle infernal de la reproduction de l'échec social et économique, donne un sentiment d'étourdissement. On souhaite que la lecture d'un livre ou l'échange d'une parole puisse faire germer l'idée dans ces petites têtes brunes qu'il existe un moyen de s'évader de leur quotidien et de leur quartier. La bibliothèque a été fondée dans cette perspective : donner du rêve et peut-être un avenir afin de sortir d'une réalité concrète si pénible."